Ce principe met en lumière la dimension politique essentielle de l’agroécologie. En effet, le succès de la transition agroécologique repose sur le soutien des instances publiques et des politiques appropriées. Cette dimension politique vise à relever de nombreux défis, allant de l’accès sécurisé aux ressources telles que la terre, l’eau et les semences, à la résilience face aux changements climatiques. Elle promeut des solutions durables à long terme, favorisant la diversification des modèles de production et la souveraineté alimentaire.

La gouvernance liée à la production et distribution des semences est également un point important de cette thématique. Elle doit mettre l’accent sur les systèmes de semences gérés par les agriculteurs en favorisant les dynamiques de développement et conservation des semences paysannes. En plus de garantir une autonomie en semences, ces systèmes favorise l’augmentation de l’hétérogénéité génétique des cultures, assurant une plus grande résilience face aux bioagresseurs et variations climatiques.

Une régulation du marché par les pouvoirs publics, notamment par la mise en place de normes strictes sur les produits d’importation, doit se développer afin de favoriser la production locale et la juste rémunération des producteurs.

Enfin, l'intégration des savoirs et pratiques traditionnels des communautés locales est cruciale pour enrichir le processus de gouvernance. Ces connaissances ancestrales apportent une perspective précieuse sur la gestion durable des ressources naturelles et contribuent à une approche plus inclusive et respectueuse des réalités locales.

Ce modèle de gouvernance à plusieurs échelles vise à établir une gestion intégrée et holistique des questions sociales et économiques liées à l'utilisation des ressources naturelles, tout en soulignant l'importance du bien commun et de leur préservation.