Le Code wallon du bien-être animal stipule que « toute personne doit fournir à l'animal qu'elle détient une alimentation, des soins et un logement ou un abri adapté à sa nature, à ses besoins physiologiques et comportementaux, à son état de santé ainsi qu'à son degré de développement, d'adaptation ou de domestication. L'espace, l'éclairage, la température, l'humidité, la ventilation et les autres conditions ambiantes doivent répondre aux besoins physiologiques et comportementaux de l'espèce ».

En ce qui concerne les bâtiments d’élevage, des exigences spécifiques sont imposées, telles que l’accès à une surface de vie adaptée à chaque animal, lui permettant de se déplacer, de se reposer et d’interagir avec d’autres individus. Les agriculteurs ne sont pas les seuls concernés par le respect du bien-être animal : le personnel des abattoirs doit également posséder un certificat de compétence pour manipuler correctement les animaux. Les abattoirs de grande capacité doivent, en plus, désigner un responsable du bien-être animal, garantissant ainsi le respect des normes tout au long du processus d’abattage.

Outre ces obligations légales, des initiatives comme le label « Le cochon bien-être » ont vu le jour pour promouvoir une production locale respectueuse du bien-être animal. Les éleveurs participants doivent suivre un cahier des charges strict, offrant aux animaux des conditions de vie spacieuses. Par ailleurs, la sensibilisation croissante des consommateurs sur ces enjeux pousse les producteurs à adopter des pratiques plus éthiques.

Enfin, le projet « C’Durable ? », initié en 2021, et porté par l’asbsl Saveurs Paysannes, vise à identifier, grâce à des données techniques, les élevages bovins développant des pratiques durables. Une partie de l’évaluation réalisée porte sur le bien-être animal.