Santé animale, description générale
Selon le code sanitaire pour les animaux terrestres de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OMSA, anciennement OIE), le bien-être animal (BEA) désigne « l’état physique et mental d’un animal en relation avec les conditions dans lesquelles il vit et meurt ». Bien que les concepts de base soient valables pour tous les animaux, le bien-être des animaux d’élevage, exploités pour leur valeur économique, prend également en compte les méthodes d’abattage. Ces animaux sont divisés en deux catégories : ceux destinés à la production alimentaire (viande, lait, œufs, etc.) et ceux utilisés pour des sous-produits animaux (laine, peau, etc.).
Les éleveurs sont les premiers garants du bien-être animal, puisqu’ils sont au contact direct des animaux au quotidien. Le bien-être des animaux est également lié à celui des éleveurs, avec les vétérinaires jouant un rôle clé en assurant la santé et la bientraitance des bêtes. Les animaux étant des êtres sensibles, capables de ressentir des émotions et des sensations physiques, il est crucial de respecter leurs besoins fondamentaux.
Le Farm Animal Welfare Council a ainsi énoncé, dès 1979, les « cinq libertés » qui définissent les conditions essentielles pour garantir le bien-être animal :
- Absence de faim, de soif et de malnutrition ;
- Absence de stress physique et thermique ;
- Absence de douleurs, de blessures et de maladies ;
- Absence de peur et de détresse ;
- Possibilité pour l’animal d’exprimer des comportements naturels de son espèce.
Le lien entre agroécologie et bien-être animal est fondamental dans le cadre d'une agriculture durable. L'approche agroécologique reconnaît que le bien-être des animaux, celui des éleveurs et la protection de l'environnement sont interconnectés dans un concept appelé « Un seul bien-être ». Par exemple, en permettant aux animaux d'accéder à des pâturages et en favorisant des pratiques d'élevage extensives, on améliore non seulement leur qualité de vie, mais aussi la santé des sols et la biodiversité locale.
Enfin, de nombreuses études montrent que lorsque les animaux sont stressés, principalement lors de l’abattage, la qualité de la viande peut être fort diminuée, voir pas suffisante pour être mise sur le marché.